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Mon enfant ne mange pas de légumes

Ce qui marche vraiment, soir après soir, quand un enfant repousse les légumes : les plats où ils se cachent, ceux où ils se choisissent, et comment arrêter d'en faire un sujet.

Mis à jour le 11 septembre 2026

Un enfant qui ne mange pas de légumes, c'est la règle plus que l'exception entre trois et dix ans. Ce n'est ni un caprice ni un échec : le goût amer se rejette d'abord, et la plupart des légumes verts en ont. Ce qui change les choses, ce n'est pas la persuasion à table. C'est ce qu'on met dans l'assiette, et combien de fois.

Ce qui ne marche pas

Négocier. « Trois bouchées et tu as le droit au dessert » apprend une chose : le légume est le prix à payer, le dessert la récompense. On obtient trois bouchées ce soir-là, et une aversion plus solide.

Cacher en mentant. La courgette mixée dans la sauce tomate est une bonne idée, tant qu'on ne prétend pas qu'il n'y en a pas. Le jour où l'enfant le découvre, il se méfie de toutes les sauces.

Faire un plat à part. Un dîner pour les grands et des pâtes nature pour le petit, tous les soirs, c'est deux repas à préparer et un enfant qui ne goûte jamais rien.

Ce qui marche

Servir le même plat, avec une version pour lui. Le gratin de courgettes se sert entier aux uns, et pour lui la part du dessus, celle qui a le plus de fromage. Les lasagnes aux légumes ne demandent aucune adaptation : les légumes sont là, coupés fin, sous la béchamel. Il mange le même dîner que tout le monde, et personne n'a cuisiné deux fois.

Les légumes qu'on ne voit pas. Une soupe de potiron mixée est douce, orange, et passe presque toujours. Le hachis parmentier porte des carottes et des oignons dans sa viande, que personne ne remarque. Ce n'est pas tricher, c'est cuisiner : la moitié des recettes françaises font ça depuis toujours.

Les légumes qu'on choisit. À l'inverse, un plat servi en parts séparées laisse l'enfant décider. Sur un couscous de légumes, la semoule d'un côté, les légumes de l'autre, le bouillon à part. Il prend ce qu'il veut. Il prend souvent plus qu'on ne croit, parce que personne ne le regarde.

Un légume à la fois, dix fois. Il faut en moyenne huit à douze présentations d'un aliment avant qu'un enfant l'accepte. Pas huit repas de force : huit fois où il est sur la table, où les adultes en mangent, et où rien ne se passe s'il n'en prend pas. Le chili sin carne est parfait pour ça : haricots, poivrons, maïs, tout est en morceaux visibles, et chacun se sert.

Le calme, surtout

Le plus efficace, et le plus dur, c'est de ne rien dire. Pas de commentaire sur ce qu'il mange, pas d'encouragement appuyé, pas de déception visible. Le légume est dans l'assiette, il y sera encore la semaine prochaine, et le dîner parle d'autre chose.

Ça demande de ne pas improviser. Si chaque soir on se demande ce qu'on va bien pouvoir faire manger à cet enfant, on finit par céder aux pâtes nature. Si la semaine est décidée d'avance, avec deux ou trois plats où les légumes sont cachés, deux où ils sont à part, et un où ils sont simplement là, la question ne se pose plus.

Ce que Tada Menu fait de tout ça

Vous dites une fois ce que votre enfant refuse. Chaque soir, la suggestion en tient compte : un plat qui lui convient tel quel, ou la version « sans » quand un ingrédient coince pour lui seul, avec ce qu'il faut retirer ou servir à part. Le reste de la famille mange le plat entier. Et les légumes reviennent, à leur rythme, sans que vous ayez à y penser.

Pour commencer, les soupes et les gratins du catalogue sont les deux familles où les légumes passent le mieux.

Les recettes de ce guide

6 recettes

Ce plat, adapté à qui est à table, et la liste de courses qui suit.

Un profil de goûts par personne, une suggestion chaque soir, une version « sans » quand un plat coince pour un seul.

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