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Cuisiner une fois pour deux repas

Le batch cooking sans y passer son dimanche : doubler le plat du soir, les recettes qui s'y prêtent vraiment, et comment garder les restes sans risque.

Mis à jour le 29 septembre 2026

Le batch cooking a mauvaise réputation : un dimanche entier en cuisine, douze boîtes alignées dans le réfrigérateur, et le mercredi, plus personne n'a envie de ce qui reste. Il existe une version bien plus simple, et bien plus tenable : faire deux fois plus du plat de ce soir, et manger l'autre moitié un autre jour.

Doubler, plutôt que tout préparer d'avance

Cuisiner pour huit prend à peine plus de temps que cuisiner pour quatre. Les légumes s'épluchent à la suite, la casserole est déjà sale, le four est déjà chaud. Le gain n'est pas dans la préparation, il est dans le soir où l'on n'a rien à faire.

Trois destinations pour la seconde moitié :

  • le lendemain midi, en gamelle, pour ceux qui déjeunent au travail ;
  • un autre soir de la semaine, deux ou trois jours plus tard, quand on sait déjà qu'on rentrera tard ;
  • le congélateur, pour une semaine chargée qu'on ne voit pas encore venir.

Les plats qui s'y prêtent

Tous ne se doublent pas avec le même bonheur. Ceux qui gagnent à attendre une nuit sont les meilleurs candidats : les mijotés, dont les sauces s'épaississent et les goûts se mêlent. Un bœuf carottes, un poulet basquaise ou un chili con carne sont meilleurs le lendemain que le jour même.

Les plats au four tiennent aussi très bien : des lasagnes aux légumes, un hachis parmentier se découpent en parts et se réchauffent sans rien perdre. Côté végétarien, un dahl de lentilles corail se fait en grande casserole et se congèle parfaitement, comme une soupe poireaux-pommes de terre.

Ce qui se double mal : ce qui doit rester croustillant, comme les frites, les panures et la pâte à pizza ; les salades déjà assaisonnées ; les pâtes et le riz, qui se gardent moins bien et qu'on préfère refaire frais, en quelques minutes, le soir venu.

Garder les restes sans risque

Quelques règles suffisent, et elles comptent plus que la recette :

  • Refroidir vite. Un plat cuit va au réfrigérateur dans les deux heures, dans des boîtes peu profondes plutôt que dans la grande cocotte, pour qu'il refroidisse jusqu'au cœur.
  • Deux à trois jours au réfrigérateur, pas davantage. Au-delà, c'est le congélateur, décidé le jour même et pas le quatrième.
  • Étiqueter ce qui part au congélateur : le plat et la date. Une boîte sans nom au fond du bac finit toujours à la poubelle.
  • Réchauffer une seule fois, et bien chaud jusqu'au centre. On ne sort que la part qu'on va manger.

Le congélateur, par portions

Congeler par portions de repas, pas par casserole entière : une boîte pour la tablée d'un soir, une autre pour deux gamelles. On décongèle ainsi exactement ce qu'il faut, la veille au réfrigérateur plutôt que sur le plan de travail.

Les sauces se congèlent mieux sans leurs pâtes, les soupes et les mijotés très bien, les gratins de pommes de terre un peu moins : la pomme de terre devient farineuse. Ça reste mangeable, c'est simplement moins bon.

Ce que Tada Menu fait de tout ça

Sur un dîner, un adulte peut demander des portions en plus pour la gamelle du lendemain midi. La liste de courses achète alors la somme des deux, et la semaine montre, sur le lendemain, le midi qui en profite. Personne n'a à recalculer les quantités.

Dans la bibliothèque des recettes, deux filtres gardent les plats qui se prêtent à ce jeu : « Se réchauffe bien » et « À préparer à l'avance ». Les mijotés et les gratins du catalogue sont les familles où chercher d'abord.

Les recettes de ce guide

7 recettes

Ce plat, adapté à qui est à table, et la liste de courses qui suit.

Un profil de goûts par personne, une suggestion chaque soir, une version pour chacun quand un plat coince pour un seul.

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